Comment surmonter une mauvaise journée ?
7.4.15
J’aime un homme qui est d’une sensibilité rare. Je n’ai jamais rencontré un autre homme comme lui, qui n’ai pas peur de montrer ses faiblesses ni de dévoiler sa part de féminité.
Attention, c’est un « vrai » mec !
Il a sa fierté masculine mais sa sensibilité est surement ce qui fait de lui un artiste si doué, un être très généreux, une personne vraiment passionnée.
Cependant je crois que cette même sensibilité n’est pas étrangère à une certaine fragilité et insécurité qu’il a ressenti pendant très longtemps.
Pendant des années, le Xanax était ce qu’il avait de mieux pour tromper son anxiété et ses crises d'angoisse. Même sans y toucher, le fait d’avoir ses pilules dans la poche, le rassurait.
Et puis un jour il a compris quelque chose.
Il n’a pas eu de révélation divine, il a simplement pris conscience d’une vérité fondamentale.
Sur la manière dont les choses sont sensées évoluer. Et il ne s’est plus fait prescrire d’anxiolytiques depuis.
Quelle est cette vérité ?
Vous connaissez bien l'expression, « après la pluie le beau temps » ?
Et bien c’est la même chose.
Les choses changent éternellement, rien n’est figé.
C’est un cycle. La nature, la vie même, n’est faite que de ça.
Les choses sont donc cycliques pour nous également. Il faut parfois connaitre des moments moins heureux, pour changer, évoluer, ou tout simplement faire pause et repartir.
Mais aujourd’hui, la société, les médias, nous apprennent dès le plus jeune âge, qu’avoir peur, c’est être une mauviette ; qu’être de mauvaise humeur, c’est être asocial…, qu’être déprimé c’est synonyme de loser.
Il faut donc être 24h/24, sept jours sur sept, au top, souriant, positif. Bref un battant !
Alors pour tenir, on prend des anxiolytiques pour gérer nos angoisses, des antidépresseurs pour surmonter les coups de blues, des somnifères pour dormir les nuits qui suivent les mauvais jours, de l’alcool pour tout oublier…
Mais Il faut accepter qu’on ne puisse pas être positif tous les jours.
Oui il ya des matins où on n’a pas la force de se lever pour aller bosser, des nuits où on ne peut pas dormir, des jours où ne peut pas faire semblant de sourire. Des moments où on est inquiet, stressé, angoissé, malheureux, incertain, malade, etc.
Et vous savez quoi ?
C’est normal.
Une fois que l’on comprend, que c’est normal de ne pas toujours être disponible, pour les autres comme pour soi-même d’ailleurs, et bien les choses sont plus faciles.
On cesse de se culpabiliser parce qu’on n’a pas eu la force d’aller faire du sport aujourd’hui ou parce qu’on a mangé une tablette entière de chocolat devant toute la dernière saison de Big Bang Theory.
Alors voici quelques petites choses à faire et à se rappeler, lorsque vous passez une de ces journées où tout va mal.
Ce dont vous devriez toujours vous rappeler :
1. Ce que vous ressentez à l’heure actuelle n’a rien à voir avec qui vous êtes.
Malgré les émotions négatives, et ce que vous dit votre petite voix, cela n’a rien avoir avec vous.
Vous le savez peut être en théorie, mais il est bon de vous souvenir que ce qui vous arrive, ou ce que vous faites n’a rien à voir avec l’essence de votre être. Vous n’êtes ni vos actions, ni vos pensées, ni vos émotions.
Vous êtes plus que tout ça.
2. La petite voix dans votre tête ne dit pas la vérité
C’est juste un ressenti sur le moment, une réaction et n’a rien à voir avec la réalité. Cette voix attire toujours notre attention sur les problèmes et exagère les situations pour les rendre pires qu’elles ne le sont.
Demain, après une bonne nuit de sommeil et beaucoup de recul, les choses vous apparaitront déjà très différentes.
3. Les choses semblent toujours plus graves quand on est fatigué
Nos journées sont déjà stressantes, mais si en plus elles sont vécues de manière négative, alors nous n’avons pas les idées claires. Le stress, la fatigue, la faim, a tendance à empirer les choses naturellement.
4. Ce n’est pas grave si vous ne faites pas les choses aujourd’hui
Je sais bien que c’est la grande mode de combattre ce fléau qu’est la procrastination. C’est l’ennemi par excellence de l’efficacité, de la productivité, et de la performance, et on sait bien qu’il ne faut jamais remettre à demain, surtout avec le travail.
Mais justement, il n’est pas possible d’être performant dans ces moments –là.
Après tout, la Terre ne s’arrêtera pas de tourner si on ne poste pas cette lettre aujourd’hui.
Ce que vous devriez faire (ou ne pas faire)
1. Accepter l’idée de ne pas allez bien.
Comme je le disais plus haut, cessez de vous culpabiliser sur le fait de ne pas être au top ou disponible pour les autres. C’est normal de ne pas être d’humeur optimiste en permanence.
2. Ne prenez pas de décision
En effet ce n’est pas forcément le meilleur moment pour prendre des décisions qui vont influencer les jours/mois à venir. Mieux vaut attendre d’avoir les idées plus claires et plus de recul sur la situation.
3. Ne lisez pas de magazine people/fashion voire même les news
Entre les informations plus déprimantes les unes que les autres (la crise, le chômage qui augmente…) ou apprendre que le problème le plus important de Justin Bieber est de ne pas savoir quelle dernière voiture acheter (maintenant qu’il est en âge de conduire), le choix est vite fait !
Alors ne perdez pas votre temps et le peu d’énergie qu'il vous reste avec ça.
4. Accepter momentanément d’abaisser vos critères de réussite
Je souffre de lombalgie chronique depuis des années et lorsqu’il m’arrive d’avoir des crises et d’être bloquée (au sens propre comme au sens figuré), et bien je dois accepter de ne pas être cette fille dynamique, qui fait de la gym 3 fois par semaine. Non je ne suis alors que Sylvia, qui prend comme une victoire, le simple fait de pouvoir faire quelque pas dehors …
Donc n’ayez pas de culpabilité à baisser un peu vos standards, dans ces moments.
5. Ne faites rien de destructeur !
De même qu’il n’est pas recommandé de prendre une décision sous la colère, ou dans un moment de détresse, il ne faut pas agir de manière radicale. Effacer tous les numéros de son copain, brulez des photos, se faire du mal… n’est pas la solution.
6. Demandez-vous plutôt ce que vous pourriez faire pour vous sentir mieux
Le but ici est de se faire plaisir. A court terme mais à long terme également.
Je m’explique : l’alcool fait du bien dans l’immédiat mais à long terme cela va empirer la situation.
Préférez des choses qui vous feront vraiment du bien.
Méditer, écouter de la musique, prendre un bain bien chaud, boire une tasse de thé, appeler un ami, écrire dans votre journal vos ressentis…
7. Ne faites rien si c’est motivé par les phrases « je dois » ou « il faut »
C’est déjà très chiant en temps normal, mais ça l’est encore plus les mauvais jours. Non vous n’êtes pas obligé d’aller à cette soirée, non il ne faut pas forcément faire le ménage maintenant.
8. Soyez très, TRÈS gentille avec vous-même
C’est une vérité que nous devrions mettre en pratique en permanence, mais c’est d’autant plus vrai, lorsque nous souffrons.
Nous ne sommes pas toujours conscients de tout le mal que nous nous infligeons.
Si nous traitions nos proches de la même manière que nous nous traitons nous-mêmes, nous serions bien seuls.
Et le pire, c’est que lorsque nous sommes fragilisés, nous sommes plus durs encore. Alors STOP STOP STOP !
Soyez plus généreuse, plus indulgente, plus doux avec vous. Réconfortez-vous comme vous le feriez avec les autres.
Soyez votre meilleure amie !
Petit rappel !
Le but ici n’est pas, de ne plus jamais vivre de mauvais jours, c’est impossible, mais de pouvoir les surmonter du mieux possible.
Il y a encore plein de façons de se rendre la vie un plus douce, dans ces moments-là.
Alors venez me racontez vos astuces !







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