Mutipassionista Manifesto !!!

Je flirtais dangereusement avec la page blanche pour ce premier article. Par quoi commencer ? Quoi écrire pour donner le ton ? Parler d...


Je flirtais dangereusement avec la page blanche pour ce premier article. Par quoi commencer ? Quoi écrire pour donner le ton ? Parler de ma ligne éditoriale ? Oui, mais parler de « ligne éditoriale » me paraissait un peu prétentieux. Parler de moi ?  Mais à quoi servirait alors mon « à propos ». Bref aucune inspiration. 

Et puis le déclic !

Je me suis rappelé ce qui avait motivé chez moi la naissance de Talents Multiples. Et bien c’est simple. C’est l’amour !
Bon d’accord, ce n’est pas aussi simple que ça, mais l’idée est bien là.  Car en y réfléchissant bien, tout et je dis bien TOUT est motivé par l’amour ou l’absence d’amour.

Et bien moi, c’est le manque d’amour qui a dominé principalement ma vie. Pas le manque d’amour pour ma famille, ni envers mon prochain bien au contraire, mais le plus important de tous. L’amour de moi-même.  Il m’a fait cruellement défaut toute ma vie et même aujourd’hui il m’est encore parfois difficile de me détourner de cette « mauvaise habitude ».

Je pourrais affirmer sans mentir que le manque de soi constitue l’un des problèmes psychologiques majeurs de notre culture occidentale. Et aujourd’hui, si chacun d’entre nous, s’aimait sincèrement et inconditionnellement en respectant ses véritables et en honorant sa différence, le monde serait bien différent.
Nous aurions tous des relations saines et épanouies avec les autres, forcément puisqu’elles sont le reflet de cette relation intime que l’on entretient avec soi.  Et nos expériences seraient tout aussi épanouissantes.

Belle utopie me direz-vous ? Oui je sais, je suis idéaliste.
Voilà par ailleurs, une des mes nombreuses qualités/défauts (à vous de voir) dont j’aurais aimé me débarrasser, histoire de rentrer un peu plus dans le moule.

Mais c’est bien de cela dont je veux parler.  
Il est si difficile pour la majorité d’entre nous de s’accepter entièrement et ce que l’ont appellent défauts, et autres petites bizarreries qui sont en fait souvent nos forces et surtout ce qui fait de nous celui ou celle que nous sommes. 

Et se sentir différent, peu importe la raison, amène trop souvent à se déprécier et devenir son propre tyran pour rentrer dans la « normalité ».

Ma différence m’a été révélée il y a 2 ans avec pour nom : surdouance. 
Ah ben c’était ça mon problème ! Ma vie scolaire, professionnelle, sociale, amoureuse me fait l’effet d’un immense gâchis juste à cause d’une histoire de QI ! 
Un sentiment de soulagement, mêlée à de l’évidence et quelques larmes. Si seulement j’avais su... 

Alors ok, aujourd’hui on sait mais toujours autant de questions…
Voire plus !

Et puis le désir de penser et d’agir comme tout le monde subsiste alors que l’on sait très bien que c’est impossible.
Ce n’est pourtant pas de la mauvaise volonté, c’est neurologique. Biologique. C’est comme de demander à un éléphant de voir le monde avec les yeux d’une souris (ou l’inverse). C’est impossible.

Et dans cette jungle, je reste un zèbre. 

Mais en avançant sur le chemin de ma re-connaissance, je trouve d’autres zèbres, ici et là puis d’autres spécimens qui me ressemblent étrangement. Des chasseurs, des scanners

Tous si différents et si semblables à la fois. 

Alors pour revenir à ma page blanche plus haut (qui n’en est plus une désormais☺), le déclic de cet article est un manifeste.
Une sorte d’hymne aux personnalités créatives que nous sommes et à la célébration de notre différence.

Un petit rappel qui dirait : Hey ! Vous êtes parfaits tels que vous êtes. Ne changez rien !

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