Etes-vous une late bloomer ? Ou comment vivre vos rêves à tout âge.

Je suis une late bloomer. Et vous ? Avez-vous déjà eu cette impression désagréable, d’être encore sur le quai de la gare, alors que t...


Je suis une late bloomer. Et vous ?

Avez-vous déjà eu cette impression désagréable, d’être encore sur le quai de la gare, alors que tout le monde autour de vous est déjà monté dans le train, et que celui-ci est parti depuis longtemps ?
Il m’arrive encore de vérifier si j’ai bien un billet à mon nom.

Car j’ai presque fini par croire, que nous n’avions pas tous une destination (destin ?) et que certains (dont moi) n’iraient nulle part.
C’est faux !

Nous ne sommes pas tous prédisposés à rentrer dans le moule et avancer à la même allure que la plupart des gens.
Certains d’entre nous ont besoin d’un peu plus de temps pour donner du sens à leur vie ou en tout cas trouver leur(s) voie(s).

C’est ce dont un late bloomer a besoin (late bloomer qui veut littéralement dire en anglais « celui qui éclos tard, ou celui qui s’épanouit sur le tard »),
Je pense que les neuro droitiers en général, sont plus touchés que la moyenne par ce  « phénomène ».
En effet il semble logique que lorsque l’on trouve sa voie rapidement (car moins ou pas tenté par d’autres) et bien les choses (carrière, style de vie, vie de couple…) se déroulent plus naturellement.
On choisit une voie et l’on s’engage sur une autoroute.
Rouler à 130 km/h, il n’y a pas de risque de se détourner de sa trajectoire. Et on arrive plus vite à destination.
C’est ainsi que la plupart des mes amis/famille ont presque tous une carrière ou en tout cas un métier stable qui leur plait ou non.
Et sont en couple.
Mais lorsque que l’on prend les petites routes à 90, ou les petits chemins sinueux, on en voit du paysage, mais l’on prend également beaucoup plus de temps.
Pour les multipassionistas, les choses semblent un peu plus compliquées.
Bon ne généralisons pas (surtout pas ici), il y a beaucoup d’entre nous qui ont trouvé leur(s) voie(s) et se sont tout à fait stabilisés.
Mais il me semble également évident que le syndrome « too many aptitudes », « too many passions », ou encore l’hyperactivité ne favorisent pas la stabilité.
Et le fait de chercher et de se chercher en permanence empêche d’aller au même rythme que les autres.

Mais veut-on vraiment aller au même rythme que les autres, c'est-à-dire à 130 à l’heure ?
Et ne dis-t-on pas « ce n’est pas la destination qui compte mais le voyage »

Parmi les personnes que j’ai rencontré et qui se sont révélées « sur le tard », j’ai pu voir bien souvent des inspirateurs, des avant-gardistes, des êtres empreints d’une véritable sagesse grâce à leur multiples expériences et la maturité qu’ils ont acquis par rapport à la vie.
Mais malheureusement ces qualités sont encore trop reconnues, et le fait d’être un late bloomer est perçu comme une tare.

Dans une société qui voue un culte à la jeunesse, il faut aller le plus vite possible, pour faire des études, pour avoir le job, pour acheter la maison, pour avoir les enfants, pour …. Pour arriver où au juste ?
Pourtant, ces extraterrestres qui prennent le temps, d’apprécier où ils sont pour mieux savoir où ils désirent aller, moins talentueux et au final réussissent tout autant sinon mieux que les autres.

Alors êtes-vous un late bloomer et si oui comment l'accepter et en faire une force ?

Comment savoir si on est un late bloomer ?

Il existe différentes manières d’être un late bloomer, différentes domaines dans lesquelles une personne peut connaitre un épanouissement un peu plus tardif que les autres.
Late bloomer scolaire. Cela peut se traduire durant la période scolaire où vos notes étaient moyennes jusqu’à ce que subitement, votre potentiel éclose et dépasse tous les autres élèves juste en une série d’examen.
Late bloomer professionnel. Cela pourrait signifier avoir passé les 15 – 20 premières années de votre vie d’adulte à chercher la carrière faite pour vous. Et subitement vous trouvez votre voie et y réussissez brillamment.
Late bloomer social. Lorsque tout le monde multipliait les sorties, l’idée de vous faire de nouveaux amis et de sortir avec les garçons/filles vous était étrangère…peut être même terrifiante. Jusqu’au jour où vous avez réalisé que parler aux autres n’était pas aussi effrayant et que votre cercle d’amis et de connaissances s’élargisse.

 

1. Le late bloomer est connecté à l'essentiel dans le sens où il se trouve en marge des valeurs imposées par une société qui oblige à toujours faire vite et bien.
Là où beaucoup de personnes en activité souffrent de burn-out, vous êtes sur la pente ascendante et maintenant prêt à prendre les commandes. Les gens ont tendance à prendre de mauvaises décisions en voulant aller aussi vite voir plus vite que les autres et s’adapter à un rythme qui n’est pas forcément le leur. Par conséquent, même si vous prenez plus votre temps, vous prenez de meilleurs décisions et faites moins d’erreurs.

2. Connaitre ses points forts.
Cela demande de la réflexion, de l’attention et de la patience. User de ces qualités pour construire votre confiance en vous et vous aider dans les périodes creuses quand vous avez le sentiment que vous nagez à contre courant.

3. Garder un « Carnet à Idées » ou Scanner Book à portée de main.
Peut-être près de votre lit ou dans votre sac. Dès qu’une idée vous vient à l’esprit (et les late bloomers ont des tas d’idées), notez-la toute de suite dedans. Vous pouvez peut être dans le flou le plus total et trouvez vos idées un peu tirées par les cheveux, mais elles ont leur signification et peuvent s’avérer très utiles lorsque vous y reviendrez plus tard.

4. Ne pas envier vos amis et collègues qui ont déjà « réussis » ou qui semblent avoir trouvé leur place dans ce monde par rapport à vous.
(Et je sais de quoi je parle !). Vous prenez votre temps car les résultats comptent beaucoup pour vous. Et le voyage importe tout autant que la destination. Voire plus. Il est alors inutile de se comparer aux autres. C’est vraiment une des leçons de vie les plus importantes que j’ai apprise.
Accepter d’être un être humain traçant son propre chemin à son propre rythme.

5. Reconnaitre que les autres peuvent se tourner vers vous lorsqu’ils ont besoin d’apaisement et de sagesse.
Utilisez cette compétence pour les aider. Puis également se rendre compte qu’il s’agit d’une aptitude importante qui peut jouer dans le choix d’une vocation, d’une carrière ou même d’un mode de vie.

6. Profitez de vos succès à venir et misez sur eux. 
Il vous a fallu beaucoup de temps pour en arriver là mais les dés sont jetés, vous savez que vous êtes allés plus loin que la plupart de ceux qui ont pris un chemin plus rapide. Et les gens viennent à vous car ils ont confiance en votre expérience, vos connaissances et au fait que vous ayez cherché si intensément votre voie et fini par tracer votre propre route sans tomber dans la facilité en imitant quelqu’un d’autre.

7. Croyez toujours en vous et en vos capacités. C’est ce qui permet de triompher des difficultés et de réaliser ses rêves. 
Pensez à ces gens qui sont malheureux parce qu’ils ne savent pas vraiment ce qu’ils font dans la vie ni pourquoi ils le font. Les late bloomers s’évitent ce sentiment en étant toujours sur de leurs choix.


Petit rappel !


Etre – Faire – Avoir

Je crois que la vie fonctionne à trois niveaux : être, faire, avoir.

Et la plupart des gens ne comprennent pas forcément comment cela marche. 

Généralement, ils tentent d’avoir plus de possessions ou plus d’argent afin de faire davantage ce qu’ils veulent. De manière à pouvoir être heureux.
Il est difficile d’intégrer que c’est plus simple que cela, et qu’en agissant ainsi on se complique la vie.
C’est dans l’autre sens que ça marche. Il nous faut d’abord être ce que nous sommes vraiment, pour faire les bonnes actions afin d’avoir ce que nous désirons.
Le neuro droitier, qui se remet sans cesse en question, est en perpétuelle recherche de sens à sa vie. Il cherche aussi à découvrir sa véritable identité.
Et cette quête, qui forcément le ralentit dans la course effrénée au matériel et au soi-disant succès, le rapproche de la connaissance de lui-même et de cette paix intérieure qui à terme va contribuer à ce qu’il fasse pour avoir ce qu’il désire.
Alors ne désespérez pas si vous n’avez pas encore trouvé, si vous hésitez, ou vous posez des tas de questions.

Dites-vous bien que c’est vous qui avez tout compris de la vie !

Mais trop de questionnement tue le questionnement.
Alors rappelez-vous toujours qu’il vaut mieux faire quelque chose de manière imparfaite que de ne rien faire à la perfection. Essayer du mieux possible et le mieux que vous pouvez est bien assez.

Quelques Late Bloomer Célèbres :

  • Paul Cézanne (a commencé à peindre la quarantaine passée)
  • Louis de Funès (décide de devenir acteur à l’âge de 28 ans)
  • JK Rowling (écrit sa saga Harry Potter à 32 ans)
  • Colin Farrell (a 34 ans quand il joue dans son 1er film)
  • Colonel Sanders (l’inventeur du poulet frit façon KFC a 60 ans quand il a crée la fameuse chaine)
  • Leonard Cohen (sort son 1er album à l’âge de 32 ans)
  • Jacques Tati, Takeshi Kitano, Maurice Pialat, Ang Lee, Terry Gilliam, Michael Mann (tous des cinéastes qui ont réalisé leur 1er film bien après la trentaine, voir la quarantaine)
  • Charles Bukowski (publie son 1er livre à 49 ans)
  • William S Burroughs à 39
  • Henri Miller en a 44, quand il sort Tropique du Cancer
Et il y en a beaucoup d'autres 

J'aime beaucoup cette photo :  





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